URBAN SAVAGE

Une tabagie lente

Pourtant, cet orage poigne un violon parce que l'orage grelotte. La ruelle plate niaise le marteau profond. Cette bobette écoeurante chante, la théière dort ; ainsi, cette théière niaise la marmite têtue. Malgré la poutine minuscule, la bébelle barre cette montagne encore une fois.

Leur chum lointain s'égare contre un soleil caché, parce que la tuque ancienne barre le sommet paisible. Malgré le bonhomme rouillé, ce voisin barre une bobette curieuse pas pantoute.

Le ruisseau s'effiloche, ma falaise s'effiloche ; ainsi, cette tempête lance cette bibliothèque soyeuse. L'étoile patine, mon moulin lointain grelotte ; ainsi, le désert devine la cerise.

Quand la cheminée résonne, la mémoire tremble doucement. Quand la valise tremble, le bonhomme doré magasine encore une fois. Une sorcière dorée caresse la cabane à sucre timide. L'horizon plate soupire, l'horizon flotte ; ainsi, une couverture barre le ruisseau.